Il faisait une journée lumineuse ensoleillée! Les montagnes se découpaient sur l'azur sans la moindre menace nuageuse. Du parking de Mr Bricolage, lieu du rendez-vous, désert à 7H, on découvrait un panorama des plus prometteurs.
Nous avons dû attendre jusqu'à 7H30 ceux qui avaient eu des pannes de réveil matin. Nous étions douze(7 filles ,3 super men!)....Et en route pour la Plaine des Palmistes.
Arrivés au départ du sentier à 8H30, démarrage cool! L'ONF a aménagé le sentier : un ponceau de cryptoméria sur pratiquement tous les premiers Kms de la ballade. Paysage superbe à travers la forêt primitive de tamarins et de fanjans, mais un peu frustrant pour les amateurs de randonnées: terrain plat aucune difficulté, marche sur un plancher!
Mais nous avons commencé ensuite à déchanter, les ponceaux se faisaient plus rares, par contre le sentier complètement détrempé était tout de bouillasse, à chaque pas on sentait son pied s'enfoncer de plusieurs cms dans la boue, avec un bruit d'aspiration.Il fallait choisir où poser le pied s'assurer de sa stabilité à chaque pas et celà a ralenti nettement le rythme. De grandes racines accrochaient les pieds, la vigne maronne griffait, il fallait passer accroupi sous les troncs effondrés en travers du sentiers et ne pas accrocher son sac à dos. Tout était glissant: les pierres, les racines, la terre, l'herbe ,les planches et il fallait parfois se retenir aux plantes alentour. Certains dérapaient en poussant des cris, d'autres donnaient des conseils... J'ai pour ma part glissé sur une roche et me suis retrouvé assise dans la gadoue! Heureusement le soleil a séché rapidement le pantalon et la boue est tombée en poussière.
Nous avons fait le tour de la mare: la photo s'imposait avec ces grands tamarins, les roseaux de haute taille entourant la minuscule pièce d'eau. Là nous avons découvert quelques goyaviers de fin de saison, plutôt acides, "bon pour le rougail" a décrété Marie Andrée.
Puis nous nous sommes dirigés vers le point de vue du Trou de Fer. Il y avait énormément de monde sur ce sentier, encore en plus mauvais état: des grandes plages de boue glissante : il fallait faire de grandes enjambées pour sauter d'une pierre ou d'une racine à l'autre. Je n'ai pas été la seule à opérer quelques glissades. Les grands étaient avantagés dans cette manoeuvre.
La vue sur le trou de fer était dégagée, la cascade magnifique en son centre.
Il fallait retourner par le même chemin! Aucun endroit favorable au pique- nique à ce niveau.
Nous avons atteint la route forestière vers 13H et avons mangé sur des rondins de cryptomérias ( coupe de l'ONF) où tout le monde pouvait s'asseoir. Pas de boue et de bon sièges, qu'espèrer de mieux pour le repas que chacun attendait,car la marche nous avait creusé!
Nous n'avions pas oublié quelques étirements auparavant: Moving oblige!
Laurent avait apporté du thé chaud, et chacun a mangé son sandwich sans demander son reste. Le café de Kristina nous a manqué de même que les gâteaux de Corinne!
Environ une heure de pause et de papotage, il fallait redémarrer. Laurent a décrété qu'il partait en avance pour préparer un hammam et il a démarré à toute vitesse. Nous, nous comptions aller jusqu'au gite avant.
Mais, deux minutes après le démarrage, Marie Andrée réalise que Laurent est parti dans la mauvaise direction à l'opposé: Roxane et Ina se sont proposées pour le ratrapper en courrant, Le groupe se trouvait séparé. Nous avons commencé à remonter la route forestière et vite renoncé à faire le détour jusqu'au gite( Chemin détrempé et aucune perspective de vue car le temps s'était couvert.) Le téléphone ne marchait pas sans doute faute de réseau et nous n'avions aucune nouvelle des trois égarés! Nous avons donc continué jusqu'au parking et nous avons attendu. Une bonne demi-heure après Laurent est arrivé pas tellement inquiet, il avait refait toute notre promenade du matin en sens inverse! Un peu plus tard Roxane et Ina sont aussi arrivés sans encombre.
Moralité: Il ne faut jamais se séparer du groupe!